Marseille: À la ressourcerie, les tout-petits prix ne font que des heureux

9 janvier 2014

Responsable

Bienvenue dans le local de vente de Tri Logik, une association créée en 2010 par Elise Ponthot et Julien Ripaud, âgés de 30 et 33 ans.

La signalétique fait défaut au nº108 de la rue Breteuil. Toujours pas le moindre panneau en vue pour indiquer le fond de la cour. Ça n’a pas empêché la boutique de se faire une place dans le quartier. Entre les murs, de la vaisselle, des livres, des vêtements, de la brocante, des lampes, bijoux et autres bibelots à très petits prix présentés avec bon goût. Là, une tasse à café à 10 centimes. Ici, une table de kiné ou un buffet à 150, pour les prix les plus chers. L’originalité, c’est que tous les objets sont collectés – par apport volontaire, à domicile sur rendez-vous ou auprès des entreprises, collèges, maisons de retraite, etc.- puis valorisés par le tri, le nettoyage, la réparation, le détournement et la création artistique.

Aujourd’hui, dix-neuf mois après sa création, la ressourcerie prend un nouveau départ avec le renouvellement de son équipe salariée. Élise a changé de cap pour se consacrer à l’éducation à l’environnement. Julien, lui, a rejoint début octobre la commune d’Embrun, pour gérer la ressourcerie créée par la municipalité sur le site de la déchetterie: « C’est le deuxième modèle en France, le premier est en Picardie. On m’a sollicité, c’est une belle expérience ».

Désormais, c’est Aurore Aubail et Matthieu Cuppillard qui sont aux manettes. À 32 ans, la jeune femme, chercheuse en biologie marine spécialisée dans la pollution à l’université de la Rochelle, a écouté sa conscience: « je voulais investir le milieu associatif, où les gens font appel à toutes leurs compétences artistiques, techniques. Ici, on croise des artistes, des gens de tous les horizons« . Matthieu, 39 ans, a multiplié les expériences à l’étranger avec des ONG avant de se poser à Marseille. La ressourcerie est désormais « leur bébé »: « C’est intéressant d’amener des objets vers d’autres histoires, de ne pas négliger les choses, sourit Matthieu. Il y a un gros besoin en terme de gestion des encombrants et une vraie demande du territoire. Les gens n’ont pas envie de jeter, ça leur fait mal au cœur. Quand on jette, on ne sait pas où ça va. Là, on vient nous donner pour que ça continue. Avec Aurore, on est dans la conception, mais aussi la gestion, l’administration, la collecte, la vente, l’animation, la sensibilisation et on crée de l’emploi sur le territoire, c’est important ».

Grâce au soutien de la Région Paca et de la Fondation de France – des subventions sont également attendues du Département et de MPM avec qui Tri Logik aimerait collaborer de manière contractuelle- un CDD sera embauché avant la fin de l’année et un autre début 2014. La boutique de vente pourrait permettre à Tri Logik d’atteindre un plafond de 60 % d’autofinancement d’ici un an et demi. En attendant, Matthieu voudrait que les habitants s’approprient l’atelier où renaissent les objets: « J’aimerais que ça devienne un lieu d’échanges, de transmission de savoir« . Pour donner une seconde vie aux vinyles, vieilles malles et autres plaques émaillées, rendez-vous au fond de la cour, en haut de la rue Breteuil.

Boutique Tri Logik, ouverte le vendredi

de 10h à 19h, 108 rue Breteuil

09 72327103 trilogik.org,

L’association recherche des bénévoles pour la collecte, mais aussi réparer, coudre et aider à tenir la boutique.trilogik

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